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PreprintCC BY-NC-ND 4.0HAL

Why Investing in People Rather than Material Capital Can Reduce Rebound Effects of Efficiency and Sufficiency

Abstract

Malgré les progrès en matière d'efficience énergétique et de politiques environnementales, les émissions de CO₂ continuent d'augmenter à l'échelle globale. Cet article analyse les limites structurelles des approches fondées sur l'efficience et la sobriété, en mettant en évidence le rôle central des effets rebonds, qui tendent à compenser, voire à annuler, les gains environnementaux attendus.Face à ce constat, nous proposons de déplacer le cadre d'analyse en introduisant la notion intensité polluante des dépenses monétaires. À budget constant, toutes les dépenses n'ont pas le même impact environnemental : certaines mobilisent davantage de ressources matérielles et énergétiques que d'autres. En particulier, les activités reposant principalement sur du travail humain tendent, en moyenne, à présenter une intensité écologique plus faible que celles fortement dépendantes de capital matériel et énergétique. On rappelle que la capital matériel et énergétique fini de toute façon par financer des humains en fin de chaîne.

Cette approche s'applique à différentes échelles -individuelles, entrepreneuriales, institutionnelles et étatiques -et invite à repenser les leviers d'action en mettant l'accent non seulement sur la quantité de consommation, mais aussi sur sa composition. Elle ouvre ainsi la voie à de nouveaux outils de conscientisation et de décision, tels que des indicateurs d'empreinte environnementale par euro dépensé.

Sans prétendre constituer une solution complète aux défis écologiques contemporains, ce cadre propose une perspective complémentaire visant à rendre visibles les arbitrages implicites qui structurent les dynamiques de consommation et de production.

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